Exposition des BU de Lorraine 2018 - La Faculté des Lettres en Mai 1968

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Exposition des BU de Lorraine 2018 - La Faculté des Lettres en Mai 1968

Evénements de la Direction de la documentation et de l'édition
- Bibliothèque universitaire de lettres, sciences humaines et sociales
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Programmation 2017 - 2018
Septembre Arkhae Mundi
Octobre Fonds Taveneaux
Novembre Illustration et Identité(s) / Illustrating Identity/ies
Novembre-Décembre Autour d'un verre
Janvier Gargouilles - Une légende urbaine
Février Frank Lloyd Wright
Mars Le Labyrinthe du Monde
Avril-Mai-Juin La Faculté des Lettres en Mai 1968
Affiche de l'événement La Faculté des Lettres en Mai 1968

Jérôme Pozzi, Pascal Raggi et Matthieu Rémy, Commissaires scientifiques, proposent une exposition La faculté des Lettres en Mai 1968 du 1er avril 2018 au 29 juin 2018 à la Bibliothèque universitaire de lettres, sciences humaines et sociales.

Présentation de l'exposition par Jérôme Pozzi

50 ans après, les événements qui se sont produits en mai 68 sont toujours présents dans la mémoire de nos contemporains. Les images des cortèges d’étudiants ou de salariés du printemps 1968 ne cessent de rejaillir dans l’actualité au gré des commémorations. Par ailleurs, nombreux ont été les acteurs de premier ou de second plan du « Mai français » à publier leurs témoignages, qu’il s’agisse d’anciens leaders de mouvements étudiants, d’hommes politiques occupant des positions importantes au cœur de l’Etat ou de simples militants. Le 50ème anniversaire qui se profile en mai 2018 est l’occasion de porter notre focale sur Nancy en 1968 et notamment sur la faculté des lettres. Crise étudiante, mais également sociale et politique, mai 68 fait figure d’« événement Janus » (Jean-François Sirinelli) dont les « vies ultérieures » (Kristin Ross) ont été multiples. Si les manifestations et les débordements du Quartier latin ont marqué les esprits, elles ont eu tendance, de par leur ampleur et leur intensité, à masquer les événements des villes de province. Avec 21000 étudiants en 1968, la cité ducale a connu un doublement de ses effectifs depuis 1960, soit une proportion sensiblement proche de l’augmentation constatée à l’échelle nationale. Dès la première semaine de mars, des lycéens se mobilisent pour obtenir plus de souplesse dans les règlements intérieurs et les étudiants demandent que la mixité soit mise en place dans les résidences universitaires. Dans le centre-ville, la salle Poirel est occupée et devient, toute proportion gardée, une sorte d’« Odéon lorrain », lieu d’une tribune permanente. A la faculté des lettres, l’espace est redéfini, ainsi que l’attribution des salles. L’amphithéâtre 52 est le siège des AG permanentes et la cafétéria et rebaptisée « Bar prolétarien ». Les journées sont rythmées par des réunions au cours desquelles les participants rêvent d’un monde meilleur et critiquent pêle-mêle la consommation de masse, la société bloquée et l’impérialisme américain. Leurs débats sont animés par de la danse, de la musique ou encore des représentations théâtrales puisqu’un certain nombre d’étudiants ont participé au Festival mondial du théâtre universitaire qui s’est déroulé quelques semaines auparavant à Nancy. Enfin, certains bâtiments sont occupés nuit et jour par des étudiants entre le 28 mai et le 7 juin. 50 ans après les événements, il convient de dresser un état des lieux et de mettre en perspective les mobilisations étudiantes nancéiennes. Connue pour la sérénité de sa vie universitaire et une certaine modération politique, Nancy a-t-elle été touchée par des manifestations et des affrontements violents entre étudiants et forces de l’ordre, à l’instar de ceux qui ont eu lieu dans la capitale ? Quels ont été les mots d’ordre des étudiants de la faculté des lettres en mai 1968 ? Se sont-ils contentés de suivre les directives et les slogans parisiens ou ont-ils essayé de porter des revendications locales ? La chronologie des événements est-elle la même à Nancy qu’à Paris ? Un certain nombre de réponses à ces questions peuvent être apportées grâce aux documents qui ont été collectés en mai 1968 par Gérard Thirion, alors bibliothécaire à la BU de lettres. Tracts, affiches, articles de presse sont autant de sources qui permettent de retracer l’histoire d’un des moments clés de la vie politique et sociale de la France dans la seconde moitié du XXe siècle.

Appel à communications de Matthieu Rémy

«Ce que Mai 68 a fait à la littérature» [2] Colloque international 28-29 mai 2018 Université de Lorraine / Université de Lille 3 Laboratoire LIS (Littérature, Imaginaire, Société - EA 7305) Laboratoire Alithila (Analyses littéraires et histoire de la langue – EA 1061) Le colloque "Ce que Mai 68 a fait à la littérature"

Mai 68 a ses lieux communs et selon l’un d’eux la littérature aurait raté son rendez-vous avec l’événement. Il aurait ainsi fallu attendre plus de dix ans pour que la voix contestataire de Mai se fît entendre dans l’ordre du récit. A rebours de cette périodisation expéditive, les laboratoires LIS (Université de Lorraine) et Alithila (Université de Lille SHS) proposeront en mai 2018 un colloque international qui permettra d’interroger l’effet de Mai 68 sur la littérature et les écrivains depuis les premiers jours de la révolte jusqu’à son usage contemporain. Ce colloque aura lieu sur le campus Lettres et Sciences Humaines de l’Université de Lorraine à Nancy et proposera aux chercheurs et aux écrivains qui y participeront une visite de l’exposition à la Bibliothèque Universitaire.

Matthieu Rémy, co-organisateur du colloque avec Nelly Wolf et Anne Cousseau, sera en outre l’animateur d’une des « Conf’curieuses » organisées au Museum Aquarium de Nancy en 2018. Cette conférence aura lieu le 22 mars 2018 et sera consacrée à Nancy en Mai 68. On y partira de l’hypothèse que la cité ducale a peut-être dévoilé avec un mois d’avance une partie de ce qui allait se jouer dans la France entière en Mai 68, Le Festival Mondial du Théâtre de Nancy ayant fait connaître à la ville un frisson politique et esthétique inédit en faisant descendre dans ses rues les spectacles les plus engagés de leur époque.

Colloque de l'événement La Faculté des Lettres en Mai 1968[1]

L'exposition en pratique

Notes