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Les nouvelles frontières de la connaissance (2014) CSRT, partie 3

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LES NOUVELLES FRONTIERES DE LA CONNAISSANCE
FACE A LA CRISE

Partie 3 : La connaissance dans la société

Cette page introduit l'introduction et le plan de la troisième partie du rapport « Les nouvelles frontières de la connaissance» rédigé en 2014 par le Conseil supérieur de la recherche et de la technologie (CSRT)

 
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La connaissance dans la société

Diffusion, Valorisation et Innovation

Introduction et clarifications

Comme on a pu le voir dans les deux premières parties du présent rapport, la crise actuelle est une réalité globale et complexe. Dans ce contexte, la connaissance peut-elle être l’un des instruments permettant de construire de nouvelles voies dépassant la situation actuelle ? Après le constat de la crise nous avons tenté de cerner quelques points relatifs à l’état actuel de la production de connaissance qui se caractérise aujourd’hui par un niveau quantitatif et qualitatif sans précédent historique. « Produire de la connaissance » fait-il, ainsi, partie des moyens de sortir de la crise ?

Malgré cela, force est de constater que la production de connaissances, à elle seule, ne suffit pas pour enrayer ou dépasser la crise. Prenant en compte le fait que cette production de la connaissance ne peut être considérée comme une fin en soi, ne faut-il pas s’interroger sur les raisons du hiatus entre la connaissance pure, qui progresse, et les réalités économiques et sociales qui semblent rester bloquées ? Dans le contexte économique et social décrit, il s’agit maintenant de voir dans quelles conditions la connaissance produite peut être un facteur positif. Il est donc essentiel de se poser la question de la connaissance dans la Société.

Il s’agit, dans cette partie, d’aborder la problématique de l’utilisation de la connaissance par la société au travers de l’innovation, des processus de valorisation et de la diffusion plus large au citoyen grand public.

En effet, la connaissance peut être transformée en produits innovants que ce soit dans la continuité de la recherche fondamentale ou par d’autres acteurs. Nous analyserons, donc dans un premier temps, l’impact des connaissances scientifiques sur les évolutions technologiques et sur la compétitivité des entreprises par l’innovation.

Il s’agira, ensuite de voir comment les fruits d’une recherche fondamentale ou les produits innovants tirés de l’exploitation des connaissances initiales peuvent faire l’objet d’une valorisation organisée par des acteurs économiques. On posera la question sensible de l’utilisation des modes de protection privative organisés par les grands textes de la propriété intellectuelle et plus spécialement les brevets. Ceux-ci participent – en principe - à la diffusion ciblée de la connaissance. Sont-ils bien utilisés ? Sont-ils toujours adaptés ?

Dans un troisième temps, on s’intéressera à la question de la diffusion de la connaissance dans la Société : Pour quels destinataires ? Sous quelle forme ? Via quel type de médium ?

Qu’entend-on par innovation ? Par valorisation ? Par diffusion ?

On tentera de cerner et de préciser, en introduction, dans quel sens nous utilisons ces termes dans la présentation des modes d’utilisation et de circulation de la connaissance dans la société.

Innovant est un qualificatif appliqué à des changements d’usages concernant de nouveaux objets ou de nouveaux services. Par extension on utilise le terme innovation pour décrire le « process » qui conduit à un produit (ou un procédé ou un service) innovant et pour qualifier l’image de ce résultat.

Le Conseil National d'Évaluation de l'enseignement supérieur (CNE, France) définit la valorisation' comme le moyen de « rendre utilisables ou commercialisables les résultats, les connaissances et les compétences de la recherche » permettant de mettre en relation le monde de la recherche avec le monde socio-économique.

Le terme « 'diffusion » renvoie à l’action de répandre.

Plusieurs remarques sur cette terminologie bien classique dans les milieux de recherche : les processus conduisant à l’innovation s’appuient sur les connaissances produites par la recherche scientifique ou/et technologique, donc de leur diffusion.

  1. Ces trois termes impliquent un émetteur et un récepteur. Le rôle de chacun peut varier suivant le contexte. Quand il s’agit de diffusion, le rôle actif est donné à celui qui diffuse la connaissance. La diffusion n’est pour le récepteur qu’une information sur la connaissance. Il peut y avoir diffusion (accès à la connaissance limité) sans possibilité de partager et bien entendu d’exploiter ni de valoriser L’innovation comme la valorisation impliquent un rôle actif du récepteur comme de l’émetteur.
  2. Ces termes ne sont pas nouveaux et l’histoire des sciences montre la place importante accordée aux échanges et au partage des connaissances. On peut citer, entre autre exemple, le principe des académies qui ont été créées pour inviter les chercheurs à rendre compte de leurs découvertes, à présenter leurs résultats à leurs pairs, les publications scientifiques comme l’encyclopédie…
  3. Le présent chapitre invite, aussi, à distinguer l’innovation de la valorisation. Cette dernière correspond à un processus d’organisation et de gestion du transfert et de l’exploitation des résultats consécutifs à l’innovation introduisant une réservation privative de la connaissance au travers des brevets issus d’une recherche nouvelle. Pour qu’il y ait réellement valorisation, il faudra nécessairement pousser le développement jusqu’à des produits ou des services innovants
  4. On ne peut, par ailleurs, faire l’impasse sur le contexte social dans lequel s’inscrit l’innovation qui invite à réfléchir sur une forme d’innovation sociale pour répondre aux problèmes de la société : le covoiturage n’est-il pas aussi une réponse aux questions énergétiques ?
  5. Le dialogue avec la Société impose une nouvelle politique scientifique qui fera l’objet du dernier point de ce chapitre

Sommaire de la troisième partie

Introduction et clarification
A) Innovation et société : diffusion des connaissances dans le monde économique et social
A1 - L’innovation « technologique »
A1a - Pour un portage collectif efficace
A1b - Science, technologie, innovation, société
A1c - Des laboratoires d’excellence et innovants : les conditions de leur réussite et leurs difficultés
A1d - Relations technologie-innovation en fonction des secteurs
A1e - L’innovation : un processus créatif différent de celui de la recherche
A1f - La distinction entre innovation et valorisation
Recommandations VII
A2 - L’innovation sociale
A2a - Pour une approche historique et sociétale
A2b - Les enjeux
A2c - Les verrous
Recommandations VIII
A3 - L’inventivité sociale
B) La valorisation des connaissances
B1 - Brevet d’invention et transfert de technologie
B1a Valorisation, transferts technologiques et dépôts de brevet
B1b Peut-on parler d’une « dérive du droit des brevets » ?
B1c Les structures de valorisation : maintenir le lien chercheurs-industriels
Recommandations IX


C) Diffusion, partage et exploitation de la connaissance
C1 - La diffusion de la connaissance est issue d'une démarche humaniste
C2 - La diffusion de la connaissance est au cœur de son dispositif de production
C3 - La diffusion de la connaissance est indispensable à la mutation sociale
C4 - Les vecteurs de la diffusion de la connaissances
C5 - Quelques chiffres significatifs sur la diffusion contemporaine des connaissances
C6 - Quelques enjeux de la diffusion contemporaine de la connaissance
C6a - Pourquoi partager la connaissance ?
C6b - Les freins à la diffusion et la transmission de la connaissance
C6c - Partage et crise de confiance dans la science
C7 - Partage des connaissances et propriété intellectuelle
Recommandations X


D) Le dialogue avec la société
D1 - Une composante de la démocratie
D2 - Des pistes
D2a - La recherche proactive dans l’information du citoyen
D2b - De nouvelles règles pour le débat public
Recommandations XI
Recommandations XII