Nuvola apps important.png Attention, suite à une faille de sécurité, la plupart des liens vers les serveurs d'exploration sont désactivés.

-

La langue arabe au XXe siècle : ruptures et résistances 2012 Nancy

De Wicri Lorraine
Aller à : navigation, rechercher

Le colloque La langue arabe au XXe siècle : ruptures et résistances est organisé par Laurence Denooz (Université de Lorraine et Université Libre de Bruxelles) et Nejmeddine Khalfallah (Université de Lorraine). Il se déroule les 27 et 28 septembre 2012 à Nancy.

Programme

Jeudi 27 septembre

  • 8h15 : Accueil des participants (salle G04)
  • 8h30 : Ouverture du colloque (salle G04)
  • 9h00 - 12h30 : Axe 1 - Nouveaux procédés linguistiques - Présidence de séance : Monia Hammami
    • 9h00 - 9h30 : Le discours descriptif du printemps arabe : slogans et icônes, par Yéhia Taha Hassanein - Université El Minia (Égypte)
    • 9h30 - 10h00 : Analyse discursive et cognitive du langage des jeunes égyptiens lors des présidentielles 2012, par Géhane Essawy - King Saoud University (Arabie saoudite)
    • 10h00 - 10h30 : La langue arabe moderne à travers la presse marocaine, par Benaissa Azayite - Université de Moulay Ismail(Maroc)
    • 11h00 - 11h30 : L'expressivité dans les SMS en Arabie Saoudite : de l'imagination à la créativité, par Ashraf Shawli - Université Roi Abdulaziz (Arabie saoudite)
    • 11h30 - 12h00 : L'effet de l'Internet et de la mondialisation sur l'arabe littéraire, par Abla Gheziel et Serour Salah - Université de Toulouse2 - Le Mirail
    • 12h00 - 12h30 : Les formes linguistiques de l'arabe maghrébin contemporain. Exemple du parler des jeunes Algériens, par Lahouri Ghazzali - Université Paris 8
  • 14h00 - 18h00 : Axe 2 - Idéologie et théories linguistiques - Présidence de séance : Géhane Essawy
    • 14h00 - 14h30 : La langue arabe : diversité dans le temps et dans l'espace, par Lilia Bertaïef - Université de Carthage (Tunisie)
    • 14h30 - 15h00 : L'arabe au 20e siècle : variétés linguistiques et fonctions sociolinguistiques, par Monia Hammami - Université de la Manouba (Tunisie)
    • 15h00 - 15h30 : Quel arabe pour demain ? Les avatars d'une controverse millénaire, par Diab Salam - Université Paris 8
    • 16h00 - 16h30 : L'arabe dialectal algérien : histoire et évolution, par Chahrazed Moudir Daher - Université Ferhat Abbas, Sétif (Algérie)
    • 16h30 - 17h00 : La langue arabe en Algérie: entre mythe politique et réalité linguistique, par Hasiba Benmoussa et Lila Adrar - Université Lyon2)
    • 17h00 - 17h30 : Entre dialecte égyptien et arabe classique. Dimensions culturelles et idéologiques dans le discours bilingue du prédicateur A. Khâlid, par Mahdi Amri - Université de Lorraine
    • 17h30 - 18h00 : Intelligibilité de la langue arabe. Étude sur la rhétorique coranique, par Hichem Ben Yedder - (Tunisie)

Vendredi 28 septembre

  • 8h30 - 10h30 : Axe 3 - Les évolutions lexicales et linguistiques de l'arabe - Présidence de séance : Yéhia Taha Hassanein
    • 8h30 - 9h00 : Aspects de rupture et de résistance dans le vocabulaire technico-scientifique arabe au XXe siècle, par Andrée Affeich - Université Saint-Esprit de Kaslik (Liban)
    • 9h00 - 9h30 : Aspects de la lexiculture arabe contemporaine : du local au global, par Lynne Franjie - Université de Stendhal-Grenoble 3
    • 9h30 - 10h00 : « Avocats », sens et justice : étude sémantique de l’arabe juridique, par Nejmeddine Khalfallah - Université de Lorraine
    • 10h00 - 10h30 : Aspects d'évolution en langue arabe : le cas de l'arabe scientifique, par Amal Sfaïra - Université Dār al-Ḥadīṯ (Maroc)
  • 11h00 - 13h00 : Axe 4 - Les évolutions de l'arabe dans la littérature - Présidence de séance : Andrée Affeich
    • 11h00 - 11h30 : La transformation romanesque du lexique mystique, par Abdelaziz El Aloui - INALCO
    • 11h30 - 12h00 : L'utilisation du dialecte tunisien dans l'arabisation du théâtre classique français, par Ons Trabelsi - Université de Paris Ouest-Nanterre)
    • 12h00 - 12h30 : De l'usage du dialectal dans le roman arabe : fiction ou réalité ?, par Xavier Luffin - Université libre de Bruxelles (Belgique)
    • 12h30 - 13h00 : Étude statistique des formes dérivées et de leurs valeurs sémantiques à travers un corpus d'arabe moderne de presse, par Marie Robache - Écoles militaires de Saint-Cyr Coëtquidan - Université Rennes 2
  • 14h30 - 17h30 : Axe 5 - Didactique de l'arabe - Présidence de séance : Chahrazed Moudir Daher
    • 14h30 - 15h00 : L'arabe simplifié et le CECR, par Ahmed Salem Ould Mohamed Baba - Université Complutense de Madrid (Espagne
    • 15h00 - 15h30 : Rôle des académies arabes, par Houcine Soudani - Université Ibn Charaf (Tunisie)
    • 16h00 - 16h30 : Les perspectives de la langue arabe dans le système éducatif tunisien, par Sofiane Bouhdiba - Université de Tunis (Tunisie)
    • 16h30 - 17h00 : Pour une approche pédagogique combinatoire des registres de l'arabe (littéral/dialectal), par Mohamed Naoui - Université de Lorraine
    • 17h00 - 17h30 : Les registres de la langue arabe au collège : rupture ou résistance ? Et après ?, par Salim Gasti - Université Paris IV
  • 17h30 : Clôture du colloque par Nejmeddine Khalfallah et Laurence Denooz

Texte de l'appel à communications

À l'orée du XXIe siècle, les divers registres de la langue arabe ont connu des transformations radicales. Les structures profondes et superficielles de cette langue ont toutes été, à divers degrés, touchées : ses champs lexicaux comme ses constructions syntaxiques, ses références métaphoriques comme son univers sémantique et cognitif, ainsi que les genres littéraires qui s'y rattachent et ses entrées terminologiques. Bien qu'à des rythmes variables, tous ces champs ont subi des évolutions qui appellent aujourd'hui une description systématique et rigoureuse.

Les vecteurs de ces mutations sont multiples, complexes et polyvalents. Les innombrables articles de la presse écrite et électronique suivent au quotidien le rythme incontrôlé de l'Histoire. Qu'ils soient de justification ou d'opposition, les discours politiques s'efforcent de façonner cette Histoire en même temps qu'ils sont forcés de s'y adapter. Tendant à la sécularisation ou retournant aux sources de la šarī‘a, les corpus juridiques, foisonnant de lois, conventions et traités, recouvrent désormais tous les domaines de la vie sociale. Les terminologies et néologismes économiques s'établissent, chaque jour, pour dénoter des effets d'un ordre capitaliste international qui atteint toutes les sociétés. Qu'elle soit dans le sillage de la Tradition ou aux lisières de l'innovation, la littérature ne cesse d’explorer les continents inédits des formes et des sens. Face aux aliénations successives de l'histoire, elle brosse un autre langage, dont les genres, les registres et les procédés narratifs modifient, sans relâche, la vision du monde des arabophones. Ces discours, où se régénère l'arabe contemporain, en sont à la fois le vecteur de transformation, la source et l'acteur.

Multiples et inclassables, les facteurs de ces transformations, qui ont mené de la prose artistique d'al-Jāhiz aux savants bulletins économiques d'al-Jazīra, méritent un examen attentif. Certains relèvent des structures internes de la langue et de son fonctionnement phonétique, morphologique, syntaxique et sémantique. D’autres, plus probants, relèvent des politiques d’arabisation conduites par les États postcoloniaux, de la scolarisation massive et de l'œuvre colossale des médias de masse et des nouvelles technologies.

Au cœur même de cette effervescence, les « idéologies linguistiques » galvanisent encore les foules, fascinent les établissements officiels (universités, administrations, États, académies…), et agitent les composantes de la société civile. Elles se bâtissent autour du rôle que l'arabe doit jouer mais s'opposent quant au choix de la version sur laquelle fonder l'identité (registre littéral, dialectal ou/et médian). D'aucuns, sans réserve, soutiennent l’emploi transcendé du littéral inaltéré et y voient un ultime signe de son immuabilité. D’autres, plus dans le militantisme, appellent à le remplacer par la dārja ou la wustā, plus à même d’exprimer les tendances d’une Histoire en pleine mutation.

Le colloque sera dédié aux descriptions diachroniques et synchroniques de la langue arabe d'aujourd'hui selon les axes indicatifs suivants :

  • les transformations d'ordre purement linguistique qu'ont connues les niveaux de l'arabe contemporain : phonologique, lexical, syntaxique, métaphorique et sémantique
  • les vecteurs des transformations : presse, sites spécialisés, littératures, textes de loi, contes, discours politiques…
  • les idéologies linguistiques qui défendent un des registres de la langue (littéral, dialectal et médian) et les arguments mobilisés dans ces « combats »

Responsables scientifiques

  • Laurence Denooz, Professeure en littérature arabe contemporaine, Université de Lorraine, Université Libre de Bruxelles
  • Nejmeddine Khalfallah, Maître de conférences en linguistique et civilisation arabes, Université de Lorraine

Modalités pratiques

  • Date limite de réception des propositions : 30 mai 2012.
  • Notification aux auteurs : 30 juin 2012.

Format des propositions :

  • sur une page : le nom, l’appartenance institutionnelle, le grade, le titre de la communication et les coordonnées de l’auteur (adresse professionnelle, adresse personnelle, adresse électronique et téléphone)
  • sur une autre page : un résumé de 15 à 20 lignes en français ou en anglais (Word, Times 12, interligne 1,5) présentant le corpus étudié, les idées principales, le raisonnement et les conclusions générales, et précisant le cadre et les notions. 3 mots-clés devront également être mentionnés.

Langue du colloque : français.

Voir aussi