Analyse sectorielle

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Analyse du secteur

L’analyse sectorielle porte sur le secteur du Conseil en systèmes et logiciels informatiques, tel que le définit l’INSEE dans sa Nomenclature NAF 2008 rév.2 [1] dans la sous-classe 62.02A:

  • la planification et la conception (études, conseil) de systèmes informatiques intégrant les technologies du matériel, des logiciels et des communications. Les services peuvent comprendre la formation des utilisateurs concernés.
  • le conseil en développement logiciel personnalisé : analyse des besoins et des problèmes des utilisateurs, formulation de propositions de solutions.

A noter : En particulier, cette sous-classe ne comprend pas en activité principale, la vente de matériel ou de logiciels informatiques ainsi que l’installation de gros systèmes informatiques ou d’ordinateurs personnels et de leurs logiciels.

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(Source : Nomenclature d'activités française - Insee NAF rév. 2, 2008)

Commentaires:

  • Le conseil en systèmes et logiciels informatiques est une des fonctions majeures des Services Informatiques, les trois autres étant l’ingénierie/intégration de systèmes, l’infogérance et la maintenance. Il occupe ¾ des effectifs salariés et réalise plus de la moitié du CA des Services informatiques.
  • La Division 62 ne comporte qu’un seul groupe 62.0.

Chiffres Clés

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A noter:

  • le chiffre d’affaire provient pour 89% de clients entreprises et 8% des administrations.
  • 89% chiffre d’affaire provient de la clientèle nationale, et seulement 4% de la clientèle hors UE.

(Source : Insee Esane 2011) (# source Insee Alisse)

Principaux acteurs en France

Les entreprises

le tableau ci-dessous liste les 10 premières entreprises françaises du secteur identifiées par leur SIREN (pour leur Chiffre d’affaire réalisé en France). [2]


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  • ACCENTURE: ACCENTURE France appartient au Groupe international ACCENTURE PLC, société de Conseil en management, services technologiques et externalisation.
    • Ses forces: ses marchés sont diversifiés ainsi que leur situation géographique. Sa stratégie de multiplication de ses marchés finaux lui assure une croissance de revenus et une stabilité financière. Sa clientèle est diverse (aérospatiale, défense, agroalimentaire, compagnies aériennes, automobile, banque etc ...) L'entreprise a diversifié sa présence dans 54 pays dans le monde. Son offre est diversifiée de conseil en gestion, de services technologiques et d'externalisation lui permettant de répondre aux divers besoins de ses clients. Elle dispose de cinq groupe d'exploitation: Communications, Medias et Technologie, Services Financiers, Ressources, Santé et Fonction publique. Elle dispose d'un réseau d'alliances solides avec les leaders technologiques informatiques.
    • Ses faiblesses: baisse de son activité et prévisions de baisse de Chiffre d'affaires, en particulier en Europe.
    • Ses opportunités: des acquisitions stratégiques renforcent sa position sur le marché. ACCENTURE renforce ses capacités en matière de Marketing numérique avec l'acquisition de Fjord, cabinet de conseil en conception spécialisé dans la création de contenus, d’expériences et de services numériques capables d’impliquer les consommateurs sur l’ensemble des plates-formes, notamment les terminaux mobiles, tablettes et micro-ordinateurs et d’AVVENTA WORLDWIDE, un fournisseur de services numériques et de production de contenu destinés aux grandes marques et agences issues de différents secteurs d’activité. Elle renforce ses capacités de management de l'externalisation de services cliniques avec le rachat d'OCTAGON Research Solutions, spécialisé dans les logiciels pour laboratoires. Enfin ACCENTURE a constitué un solide portefeuille de contrats.
    • Ses menaces: des conditions économiques instables et incertaines peuvent affecter ses parts de marché. Elle doit faire face aux pays à bas coût comme l'Inde ou la Chine, à la concentration/recomposition des acteurs du marché.
  • CAPGEMINI: un des leaders dans le monde, spécialiste de l'externalisation et du consulting informatique. L'entreprise propose une vaste gamme de services dans divers secteurs y compris le secteur public (énergie, services publics, produits chimiques, services financiers, télécommunications, médias, divertissement, fabrication de produits de consommation, commerce de détail et distribution. A noter une forte présence parmi les marques automobiles mondiales leaders.
    • Ses forces: Une base clients fidèle et solide, une association avec des marques leaders de l'informatique hardware et software, un chiffre d'affaire bien réparti par secteur.
    • Ses faiblesses: Une présence limitée en Asie/Pacifique, un CA décroissant dans plusieurs secteurs (outsourcing et consulting) qui fragilise sa part de marché.
    • Ses opportunités: Le lancement de nombreux produits et services (Solutions BI, plate-forme logicielle en mode Saas dans le domaine des achats indirects (non productifs) etc ...), des acquisitions stratégiques lui permettant d'accroître sa clientèle dans les institutions financières partout dans le monde et des partenariats avec Amazon et Microsoft dans le domaine du Cloud computing.
    • Ses menaces: Cap Gémini doit faire face à se nombreux concurrents en Europe et à l'international.
  • SOPRA: Expert européen des technologies de l'information en termes de conseil (via Sopra Consulting), d'intégration de systèmes informatiques pour les industries de haute technologie (aéronautique, nucléaire avec EDF ou spatial, pour des systèmes en temps réel et les logiciels embarqués), d'outsourcing applicatif et de solutions applicatives pour la banque-finance, les RH et la gestion immobilière.
    • 82% de son CA 2011 réalisé en France, le reste en Europe, Inde et Maroc.
    • Elu par SFR meilleur prestataire informatique 2011.
    • Référencé pour 4 ans et pour la seconde fois consécutive par EADS comme l'un des prestataires en service d'ingénierie préférentiels.
  • BULL: conçoit, développe, exploite et maintient des solutions numériques de pointe alliant puissance de calcul, sécurité et intégration de systèmes complexes et hétérogènes. En 2012, BULL a significativement renforcé sa présence dans le Cloud computing, les supercalculateurs et la sécurité, trois domaines d’excellence dont il est un acteur reconnu.
    • Ses forces: Un gros investissement en R&D. Un leadership technologique reconnu par la communauté HPC (High performance computing) avec par ex. le super calculateur BULL/CEA. BULL propose des solutions en BI, dématérialisation, sécurité numérique, sécurité des sites, sécurité des systèmes critiques, logiciels de tierce maintenance (TPM). Une diversification de son marché: tout d'abord le secteur public, suivi par la banque et l'assurance, le commerce, les télécommunications, les services, la défense, la santé et les transports.
    • Ses faiblesses: un manque d'envergure vis à vis de ses concurrents en terme de groupe international et une gamme de produits et services plus restreinte qui limitent ses capacités à gagner des contrats de grande valeur et ses projets d'expansion.
    • Ses opportunités: des perspectives solides dans le domaine du cloud computing. Par ex. BULL propose un service de Pay-Per-Use pour la protection des données, ainsi qu'un cloud public IaaS et PaaS pour des secteurs spécifiques d'activité ou sur mesure pour des organisations individuelles. Des accords stratégiques comme l'accord avec Microsoft Dynamics CRM et Microsoft Dynamics AX pour les collectivités locales.
    • Ses menaces: Une concurrence intense des grands intégrateurs et exploitants d'infrastructures disposant de ressources marketing, financières et technologiques et de capacités de distribution et d'accès rapide aux clients, ce qui leur fournit un avantage en terme de conquête de marchés. Egalement une concurrence d'autres petites entreprises qui se spécialisent dans de nouveaux domaines spécifiques des services informatiques. La régression économique en Europe impacte Bull qui génère 85% de son chiffre d'affaires en Europe, dont 56% en France en 2011.
  • CGI (LOGICA): Société française du Groupe canadien d'origine québécoise qui figure parmi les plus grandes entreprises de service informatique. Le groupe s'est renforcé en Europe avec le rachat de LOGICA en août 2012. CGI intervient en France via des filiales de LOGICA: LOGICA France et LOGICA Business Consulting France, cette dernière étant spécialisée dans le conseil informatique.
    • Les activités du Groupe: Conseil Informatique. Services d'externalisation de fonction support (paye par ex.) et des services de gestion des systèmes d'information.
    • Avec ATOS, LOGICA a été mandaté par le ministère de la Défense français afin d'harmoniser ses cinq SIRH qui gèrent 300 000 agents.
  • ATOS: ATOS est une société de service informatique qui a une place importante dans le marché européen des services IT, ce qui lui donne un avantage compétitif parmi ses pairs. Cependant cet avantage est attaqué par une compétition féroce qui fragilise ses parts de marché et sa rentabilité.
    • Ses forces: le rachat de SIEMENS IT solutions l'a placé en première place sur le marché, en particulier dans le domaine de l'intégration de systèmes informatiques en Europe et dans le top 10 des fournisseurs de services informatiques globaux. ATOS occupe la première place dans le domaine des transactions électroniques et du paiement sécurisé en Europe. Il s'est placé dans les entreprises leaders dans le marché du cloud computing avec 30 Data-centers, 900 000 utilisateurs SAP et la gestion de 90 000 serveurs dans le monde. La compagnie a développé des alliances stratégiques avec les principaux acteurs IT et en particulier dans le Cloud computing en créant avec VMWARE et EMC sa filiale CANOPY.
    • Ses faiblesses: Un manque d'ampleur pour rivaliser avec certains de ses concurrents comme ACCENTURE ou CAPGEMINI ainsi que des marges plus faibles.
    • Ses opportunités: de solides perspectives pour le cloud computing marché sur lequel l'entreprise fait jouer son expertise dans le domaine du conseil et met en place des partenariats stratégiques.
    • Ses menaces: Une concurrence intense en Europe et aux États-Unis sans compter sur celle à bas coûts de pays comme l'Inde. En outre le marché tend à se consolider. La société constitue la plus grande part de son chiffre d'affaire en Europe, marché dont les perspectives actuelles tendent vers la stagnation voire la baisse.

Les 10 premières entreprises françaises de Conseil en système et logiciels informatiques représentent à elles seules 24% du CA du secteur et 27% de la valeur ajoutée.


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Les clients

  • Les clients sont de taille et d’horizon variés (graphique 2):


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Les employés

  • Avec près de 120 000 employés [3], l’Île-de-France rassemble plus de la moitié des emplois du secteur «Conseil en systèmes et logiciels informatiques», avec une prééminence du conseil, spécificité de cette région. (Graphique 3):


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  • A noter :
    • En nombre d’entreprises d’au moins 1 salarié, l’Île-de-France concentre près de 50% des entreprises.
    • Les 3 régions île de France, Rhône-Alpes et PACA détiennent les 2/3 des entreprises du Conseil en systèmes et logiciels informatiques.

Les organisations professionnelles

  • SYNTEC Numérique: membre de la fédération Syntec, c’est la principale chambre professionnelle trois des cinq grandes filières du numérique, les ESN et le conseil en technologie, les éditeurs de logiciels, les entreprises du Web. 1200 entreprises membres.

C’est aussi une chambre syndicale qui co-gère une convention collective (convention « Syntec »). Syntec Numérique

  • CINOV-IT: un des 12 syndicats de la fédération CINOV, c’est la chambre professionnelle des TPE et PME des trois domaines de l’industrie du numérique que sont l’édition de logiciels, le conseil et l’ingénierie en informatique (fusion en 2003 du CICF informatique et 3SCI). 800 entreprises membres. CINOV-IT
  • GPNI: Groupement Professionnel National de l’Informatique, chambre syndicale des SSII, regroupe les chefs d’entreprises de TPE et PME françaises en informatique. Elle est présente et active auprès d’institutions comme la CGPME et la CCIP. GNPI
  • GFII: Association de professionnels, se présente comme le Think Tank des acteurs du marché de l’information et de la connaissance et permet aux acteurs de l’industrie de l’information de se rencontrer au travers de groupes de travail et de son réseau AMICO de 950 professionnels. GFII

La presse

  • 01-Informatique: magazine hebdomadaire français spécialisé dans l'informatique, appartenant à Groupe 01 anciennement Groupe Tests. En 2010, le magazine adopte une nouvelle formule baptisée "01 Informatique Business & technologies", puis devient "01 Business & technologies" le 30 juin 2011. (édition papier et numérique toutes deux payantes).
  • 01.NET: site internet traitant de l’actualité informatique et des nouvelles technologies. Appartient au Groupe 01. Les principales rubriques : Actualités / Comparatifs et tests / Astuces / télécharger.com / forum. Accès à 01.Business qui est une version en ligne d’accès libre de 01 Business & Technologies. 01.net
  • Le Monde Informatique: magazine hebdomadaire français d'informatique professionnel créé en 1980 par le groupe IDG (basé à Boston). Principal concurrent de 01-informatique. Sa version papier a disparu en 2007. Subsiste l’édition en ligne. Les principales rubriques : Thèmes / Dossiers / Régions / Emploi / Événements / Livres blancs / Partners / Services. Le Monde Informatique
  • Le journal du Net: appelé également JDN, est un site web français, spécialisé dans l’actualité et les dossiers économiques. Comporte notamment une rubrique Web & Tech. Le Journal du Net
  • ZDNet: réseau de sites web spécialisés dans les nouvelles de technologie dont un en français. Les principales rubriques : le SaaS / le Big Data / le Cloud computing / les chiffres clés de l’IT. Rubriques secondaires : News / Blogs / Livres blancs. ZDNet

Les pôles de compétitivité

  • Selon la DGCIS (Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services) dans son "4 pages" de septembre 2013 [4], rejoindre les pôles de compétitivité est un atout car ces pôles renforcent les liens de leurs membres avec l’international.
  • Dans le secteur des TIC les groupes étrangers emploient le tiers des salariés des établissements des pôles contre un sur cinq dans les autres secteurs.
  • Le secteur des TIC occupe 50% des projets de R&D soutenus par les pôles de compétitivité.
  • Deux secteurs d’activité des TIC regroupent 50% des établissements des pôles liés aux TIC : Le conseil en systèmes et logiciels informatiques comprend le plus grand nombre d’établissements et d’effectifs salariés. Le secteur de la programmation informatique quant à lui, contient autant d’établissements membres mais de taille plus modeste.
  • La moitié des 1600 établissements du secteur des TIC membres des pôles se situent en Île-de-France, région qui comporte en effet deux pôles fortement marqués par la thématique des TIC et beaucoup d’adhérents : CAP DIGITAL et SYSTEMATIC. L'autre moitié des entreprises se répartit sur l'ensemble du territoire avec une présence plus marquée en Provence-Alpes-Côte d'Azur avec le Pôle Solutions Communicantes Sécurisées (SCS)), en Rhône-Alpes avec les pôles MINALOGIC et IMAGINOVE et en Bretagne (pôles IMAGES et RÉSEAUX).
  • Enfin, depuis 2009, 50% des projets de R&D soutenus par le FUI (Fond Unique Interministériel qui finance les projets labellisés par les pôles de compétitivité) intègrent une composante TIC dans leurs thématiques.

Les salons

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Production

  • Les données disponibles de l’Insee sont celles des Services marchands non financiers [5] parmi lesquels se trouvent les services d’information et communication -Section J. (graphique 4)


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  • En 2012, la production des services marchands progresse de 0,6 % en volume, là aussi en net ralentissement par rapport à 2011 (+ 2,7 %). La production des services d'information et de communication croît de 1,5 % (+ 3,0 % en 2011) et contribue pour moitié à la croissance d'ensemble. (graphique 5)


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Actualité économique et sociale de la profession

  • Les sociétés de conseil en informatique face à une conjoncture économique difficile
    • En 2012, les SSII (ou ESN: Entreprise de service du numérique) ont eu une politique de rigueur salariale : salaire plancher bas pour les jeunes diplômés, part croissante des embauches de jeunes cadres et des chômeurs, recul des rémunérations des plus expérimentés. Le salaire moyen à l'embauche était de 35,5K€, pour 38K€ en 2011. Le salaire médian était de 34K€, soit 2.000 euros de moins qu'en 2011.
    • L'édition 2013 du baromètre IDC/Syntec Numérique/Top Management France rapporte que le niveau de maturité numérique des dirigeants français a progressé de 4 points par rapport à 2012 (à 67,4 points sur 100, le niveau 100 représentant les meilleures pratiques déjà mises en œuvre par les dirigeants les plus avancés dans le domaine du numérique). Il y a donc amélioration de la prise de conscience des dirigeants du lien entre le numérique et la performance de leur entreprise. « Mais le cap de la transformation numérique des modèles économiques n'est encore que très rarement franchi ».
  • Une politique nationale visant à favoriser l’innovation numérique
    • Le 18 octobre 2013, au Cese (Conseil économique, social et environnemental), s'est tenu le colloque « Initiatives pour une nouvelle croissance » à l'initiative de Françoise Frisch, vice-présidente du Syntec, pour accompagner la transition éco-sociale en gestation en France. Il en ressort que l'innovation n'est pas encore bien représentée en France malgré le soutien qui lui est apporté. Or les nouvelles technologies (big data, cloud à la demande, réseaux sociaux...) représentent un marché prometteur. Il faut donc instaurer une confiance en ces technologies dont les entreprises se méfient.
    • Le 9 décembre 2013, à Bercy, a eu lieu la journée Cloud Computing des 1ères rencontres de la compétitivité numérique, patronnée par Fleur Pellerin, Ministre déléguée aux PME, à l’innovation et au numérique. La Ministre s’est attachée à rassurer les entrepreneurs sur la protection des données dans le Cloud, suite aux inquiétudes suscitées par le projet gouvernemental d’autoriser la collecte de données sur le Net à travers la loi de programmation militaire. Elle a rappelé l’attachement du gouvernement au respect de la Loi informatique et libertés. L’informatique dans les nuages représente, selon l’axe défendu lors de son discours, “une véritable opportunité pour développer la compétitivité, l’emploi et la croissance en France” et, notamment, une possibilité pour les PME et TPE de développer des alternatives aux fournisseurs américains qui dominent le marché.
  • La situation des principaux acteurs de la profession
    • Suite à la publication dans la presse économique des bilans du 3e trimestre 2013, on note que la situation générale tend vers une croissance du chiffre d'affaire, après deux premiers semestres en stagnation et une année 2012 en baisse. Dans un contexte économique globalement défavorable pour la profession, les plus grandes entreprises absorbent une grande part des marchés et en développent des nouveaux.
    • Capgemini recrute principalement des effectifs offshore. En mars 2013, sur 146 429 collaborateurs, elle en comptait 51 978 (42%) dont 41 900 indiens (80% des effectifs offshore).
    • Ingenico renforce sa présence en Afrique du Sud grâce à un partenariat avec African Resonance pour une gestion de services auprès de la Standard Bank. La société a le leadership en Amérique du Sud où elle détient 40% du marché sur les terminaux de paiement.
    • Le groupe haut-savoyard Sopra Group s'étend en Allemagne où il s'adjoint la totalité du capital de la société spécialisée en conseil et en édition de progiciels dans les services financiers COR&JA Banking Solutions.
    • Accenture a passé, en octobre 2013, un accord pour le rachat de PCO Innovation, le leader mondial de conseil et d'intégration de systèmes spécialisés dans les technologies de gestion du cycle de vie des produits.
    • En 2011, Atos a racheté la branche informatique de Siemens.

Procédures technologiques et innovation

  • Les Services informatiques apportent la plus grande contribution à l’effort de R&D [6] dans les secteurs des TIC sur la période 2009 2011 avec une croissance résultante de 27% des dépenses. (graphique 6)


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Conjoncture

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  • Commentaires:
    • L’indice de chiffre d’affaires de l’Insee [7] (graphique 7) montre une croissance globale de l’indice au niveau « Information et communication » depuis la reprise de 2010, mais avec un tassement en 2012. Cependant sa composante « Programmation, conseil et autres activités informatiques » dans son ensemble montre une tendance à la croissance nettement plus dynamique et constante jusqu’en 2012.
    • La répartition de l’indice de chiffre d’affaire de l’Insee par Division de « l’Information et communication » (graphique 8) confirme le dynamisme de sa composante « Programmation, conseil et autres activités informatiques » qui à elle seule a compensé la baisse des autres divisions à partir de 2010.


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La note de conjoncture SYNTEC Numérique – IDC – 1er trimestre 2013 [8] livre les résultats d’un questionnaire soumis aux DSI:

  • Ce questionnaire fait apparaître une intention de diminution globale des dépenses des DSI. Cette évolution est confirmée par l’observatoire IDC qui indique que 71% des DSI envisagent de réduire leur dépense portant sur le matériel informatique.(graphique 9)
  • Cependant, cette intention s'accompagne d'une redistribution suivant les domaines de dépense.


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  • Ainsi, et c'est un point important mis en évidence par ce questionnaire, la dépense autour des nouveaux projets reste une priorité. (graphique 10). 41% des DSI estiment qu’elle va augmenter en 2013 sur la rationalisation des coûts et sur l’innovation avec des dépenses en hausse sur:
    • La mobilité pour 52% des DSI.
    • La modernisation des infrastructures pour 46% des DSI.
    • La transition vers le Cloud Computing (achats en hausse en SaaS pour 66% des entreprises et en ressources informatiques en Cloud pour 40% des entreprises).
    • L’évolution vers le Décisionnel et l’analytique pour 29% des DSI.


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Le SYNTEC numérique note avec intérêt que le sujet de l’intégration du SaaS avec le SI existant est pour la première fois une priorité pour 50% des répondants.

  • Les clients prévoient de maintenir la forte pression exercée sur leurs fournisseurs : 72% du panel de DSI prévoient d'augmenter leur pression sur les prix et 34% de consolider leurs panels de fournisseurs.

Les derniers communiqués du SYNTEC Numérique [9] permettent de faire un focus pour l’année 2013 sur le « Conseil et Services informatiques » ou ESN (Entreprises de Service Numériques) auquel appartient le Conseil en systèmes et logiciels informatiques, et les perspectives 2014.

  • Le SYNTEC Numérique dans son bilan de novembre 2013 confirme pour le Conseil et services (ESN), une légère décroissance de 0,3% pour 2013 mais envisage des relais de croissance pour 2014 :
    • Externalisation et rationalisation.
    • Technologies de transformation comme le Big Data et le Cloud Computing.
    • L’infogérance de tout ou partie du système d’information.
  • Le SYNTEC numérique analyse la croissance par activité: (graphique 11)
    • Après une hausse des commandes en 2012, le premier semestre 2013 a démarré à la baisse. Cependant, le deuxième semestre permet aux sociétés de Conseil & Services de gagner en projets plus importants en taille.


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Place du secteur dans l’industrie

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  • A noter:[10]
    • Le conseil en système et logiciels informatique concerne près de 50% des entreprises de la Division 62 appelées ESN entreprises de service numérique (anciennement SSII), il occupe plus de 60% de ses salariés et réalise près de 60% de son Chiffre d’affaires
    • Le secteur est peu exportateur, les activités de conseil nécessitant des situations géographiques proches clients/fournisseurs.

PMI, ETI et Grandes Entreprises

ATTENTION : Ces données ne sont pas accessibles au niveau classe et sous-classe de l’Insee [11]. Cependant les informations au niveau Groupe apportent des informations sur la typologie des entreprises.


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  • Il faut noter une forte concentration : les sociétés de plus de 250 salariés en ETP réalisent 50% du Chiffre d’affaire.
  • Les micros entreprises sont prépondérantes en nombre (95%) mais n’emploient que 10% des salariés en temps plein.
  • Il y a moitié moins de salariés que de micro-entreprises, ce qui traduit un très grand nombre d’entreprises sans salarié.

Etude des ratios

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  • A noter:
    • Le taux de Marge (EBE/VA) est très disparate. S’il est au dessus de la moyenne nationale (27%) pour l’Information et Communication avec 36%, il est très faible pour le Conseil informatique (11%).
    • Le taux de profitabilité (RNC/CA) est très nettement en dessous de la moyenne des services marchands avec 7% pour l’Information et communication et en particulier 3% pour le conseil informatique.
    • Le CA.HT par personne avec 275 k euros est dans la moyenne au niveau Information et Communication mais nettement sous la moyenne en ce qui concerne le conseil informatique avec un CA.HT par personne de 162 k euros.
    • Idem pour l’intensité capitalistique qui traduit pour le Conseil Informatique une nature économique de type « main d’œuvre qualifiée ».
    • Les frais de personnel sont au dessus de la moyenne sur l’ensemble de la section.
    • La VA par personne reste dans la moyenne des entreprises pour le conseil informatique.
    • Il faut noter également des délais clients et fournisseurs hors normes pour le Conseil Informatique, ce qui constitue une fragilité pour ces entreprises.

Nature des emplois


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A noter: une forte proportion de Cadres au niveau du Conseil Informatique (81%) ainsi qu’une forte proportion d’homme comme le montre le tableau suivant.


  • L’emploi : répartition homme femmes [13]


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Situation concurrentielle (Porter et SWOT)

La situation concurrentielle de Michael Porter

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  • Aval Clients:
    • Pression forte du fait de la faible intensité capitalistique des Sociétés de conseil.
    • Capacité forte des clients à intervenir sur les prix → Baisses de prix successives auxquelles ont dû consentir les sociétés de conseil depuis plusieurs années et faible augmentation des salaires dans le Conseil Informatique.
    • Nombre de jours de délais de paiement clients trop élevé (94).
    • Capacité forte des clients à changer de prestataire. Similarité des prestations et coût de changement de prestataire relativement faible.
  • Amont Fournisseurs:
    • Pression faible, peu de sous-traitance de la part des fournisseurs de Conseil, baisse des profits.
      • Nombre de jours de délais de paiement fournisseurs trop élevé (92 jours).
    • Forte pression de la part des salariés qui font jouer la pression salariale.
  • Menace des nouveaux entrants:
    • Forte car beaucoup de nouveaux entrants.
  • Produits de substitution:
    • Faible mais capacité des clients à reprendre certaines prestations en interne ou certains grands éditeurs et constructeurs de proposer du conseil (ex SALESFORCE et le Cloud).
  • Concurrence au sein des Sociétés de conseils et services informatiques.
    • Concurrence au sein des Sociétés de conseils et services informatiques :
    • Beaucoup de Sociétés de conseil. L’offre est donc bien supérieure à la demande et les référencements, qui auraient dû contribuer à la consolidation du secteur, n’ont pas rempli leur office car les clients ne sont pas tenus de les respecter.
    • Concurrence au sein des TIC de certains acteurs qui développent leur branche conseil ou qui se diversifient entre le hardware, le software et les services, de petits acteurs freelance (effet du statut d’auto-entrepreneurs) et d’acteurs étrangers de plus en plus offensifs (sociétés indiennes INFOSYS et TATA Consulting Services).
    • Concentration des leaders (SIEMENS IT solutions racheté par AtOS en 2011 et LOGICA par CGI).
  • Rôle de l’Etat:
    • Pôles de compétitivités.
    • L’innovation en matière de Cloud Computing est une priorité gouvernementale (Intervention de la Ministre en charge de l'Economie numérique et des PME Fleur Pellerin du 9 décembre 2013 - voir 3. 2. 3 : Actualité du secteur).
  • Conclusion:
    • La marge de manœuvre des sociétés de conseil est de plus en plus limitée et leurs profits ont logiquement baissé en profitant plus aux clients qu’aux salariés.
    • L’image de marque progressera si la valeur dégagée va plus vers les employés (moins de tension sociale). La valorisation boursière des Sociétés de conseil françaises a chuté 2 fois plus que celle du marché en 8 ans : les actionnaires traduisent ainsi leur mécontentement.
    • Une piste de redressement : Jouer sur le référencement par les clients ce qui réduirait la menace des nouveaux entrants et des groupes internationaux. Jouer sur la proximité et la compréhension des besoins.
    • Développer la proposition de « solutions globales » comprenant la commercialisation et l’installation de logiciels et matériels techniques accompagnés de la réalisation de services d’audit, de formation et de sensibilisation. D’autant que ces prestations nécessitent un besoin limité de fonds propres et que l’industrialisation des méthodologies demeure relativement aisée.
    • Tisser des partenariats et des alliances technologiques dans le Cloud Computing auprès de grands opérateurs informatiques. Ex d’ATOS associé en 2012 avec l’éditeur de logiciels VMWARE pour la création de sa nouvelle filiale CANOPY, spécialisée dans les services de conseil et d’intégration de solutions informatiques dans le Cloud.
    • Travailler les secteurs clients qui investissent en 2013 (Services marchands,Energie, Information/communication).

Forces – Faiblesses – Opportunités – Menaces (SWOT)

  • Forces:


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    • Besoin des entreprises d’externaliser les fonctions informatiques pour des raisons de coût et de compétence.
    • Nouvelles technologies : Cloud computing, Green IT, Big Data, Cybersécurité, Internet mobile, Internet des objets, paiement sans contact.
    • Hausse des dépenses IT des entreprises et du secteur public.
    • Vis-à-vis du Cloud Computing, la France est une zone attractive pour installer un centre d’informatique en nuages : sa position géostratégique, son important marché européen accessible, la réglementation de la CNIL, de l’électricité peu chère, de bons réseaux télécoms…
    • 20% du marché des services informatiques concerne la finance.
  • Faiblesses:
    • Marché mature où le prix devient plus important que la qualité de la prestation.
    • Déficit des ingénieurs. (La conférence des directeurs d’écoles françaises fait état d’un besoin de 10 000 ingénieurs par an pour ne pas hypothéquer l’avenir économique de la France).
    • Les petites structures sont souvent mono-client.
    • Baisse des investissements généraux des entreprises en 2012.
    • Baisse des prix des prestations.
    • Vis-à-vis du Cloud, un marché français comparativement petit pour une industrie basée sur les volumes, pas d’acteurs d‘envergure mondiale.
    • 30% du marché des services informatiques concerne l’industrie.
  • Opportunités:
    • Pays le plus « intensif en logiciel libre », importante industrie des télécoms et du service informatique.
    • Le Cloud Computing comme opportunité de recréer de nouveaux modèles économiques et redistribuant les compétences des Services informatiques intégrés. Pour cela les entreprises ont besoins des sociétés de conseil informatiques.
    • En 2013 les DSI souhaitent diminuer leurs dépenses en matériel informatique et augmenter leur dépense en SaaS et Cloud Computing, c’est donc une opportunité forte pour les sociétés de service.
    • Partenariats avec de grands opérateurs de l’informatique pour proposer des solutions clés en main.
    • Volonté de la France de développer des fermes de Data-Centers en France et en Europe par des aides publiques pour l’infrastructure en nuages (IAAS). Une partie du Grand emprunt » utilisée pour le développement de l’informatique en nuage.
    • Opportunité pour la France en Europe avec les programmes européens de par sa position géographique.
    • Gestion de la sécurité prise en compte au travers de déploiements de solutions globales.
    • Développer de nouveaux services à plus forte valeur ajoutée tels que l’externalisation des processus d’affaires (BPO Business Process Outsourcing).
    • Se développer sur de nouveaux marchés dans des pays à forte croissance (Orange Business Services en 2013 a créé une coentreprise au Qatar pour accentuer son activité sur les industries pétrolières et gazières, les projets gouvernementaux, les télécoms et l’urbanisation du pays).
  • Menaces:
    • CA stagne en 2013 après situation calmée en 2012. Allongement du cycle de décision, du nombre d’appels d’offres et taille des projets. Tensions sur les prix, budgets revus à la baisse.
    • Tentation d’externaliser off-shore même si elle est risquée en terme de productivité et d’image de marque vers des pays à bas coût et sous pression (Europe de l’Est, Maghreb, Inde).
    • Inflation des structures freelance.
    • Lock-in d’acteurs nord-américains sur leurs technologies Cloud, asphyxie des acteurs français.

Références

  1. Insee - Nomenclature NAF 2008 rév.2 [1]
  2. Insee - Résultats sectoriels 2011 : Conseil en systèmes et logiciels informatiques (6202A) [2]
  3. ACOSS - Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale - Effectifs salariés et masse salariale [3]
  4. DGCIS - 4pages n°29 septembre 2013 [4]
  5. Insee - Évolution de la production des services marchands non financiers jusqu'en 2012 [5]
  6. Ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, enquêtes R&D - Dépenses de R&D dans le secteur des TIC [6]
  7. Insee - Indice de chiffre d'affaires en valeur - (NAF rév. 2) - Série CVS-CJO - Base 100 en 2010 [7]
  8. SYNTEC Numérique – IDC – Note de conjoncture 1er trimestre 2013 [8]
  9. SYNTEC Numérique – Bilan 2013 [9]
  10. Insee - Caractéristiques comptables, financières et d'emploi des unités légales - Principales caractéristiques au niveau sous-classe [10]
  11. Insee - Principales caractéristiques au niveau groupe selon la tranche d'effectifs salariés [11]
  12. Insee - Caractéristiques comptables, financières et d'emploi des unités légales - Emploi au niveau sous-classe [12]
  13. Pôle Emploi - Statistiques [13]

Titre 1 INTD 2013

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